Santé et environnement : Lutter contre les pollutions quotidiennes

Bonjour !

Aujourd’hui je vais vous parler de… perturbateurs endocriniens ! Le début ne sera pas folichon, avec un constat plutôt alarmant, mais heureusement il existe des gestes simples pour limiter les risques !

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien (PE) ?

Un perturbateur endocrinien est une petite molécule chimique dont la structure va être proche d’une hormone. Une hormone, c’est une molécule sécrétée par des cellules de notre corps et qui va avoir divers effets sur celui-ci. En général les hormones régulent les fonctions du corps humain en communiquant des informations aux divers organes et provocant une réponse de leur part. Ainsi, l’insuline et le glucagon auront un effet sur la glycémie ; l’ocytocine, entre autres, aura un effet sur la lactation et le sentiment d’attachement ; d’autres hormones auront un effet au niveau de la tension, du comportement, du cycle menstruel, du système immunitaire… bref, elles sont partout !

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Les glandes sécrétrices d’hormones sont présentes à tous les niveaux.

Le problème d’un perturbateur endocrinien, c’est qu’il va venir se fixer au niveau de récepteurs prévus pour accueillir les hormones et y réagir. Le PE va alors soit activer ce récepteur alors que notre corps ne l’aura pas décidé, ou le bloquer, inhibant ainsi l’action de l’hormone. Cela aura pour conséquence de déstabiliser un ou plusieurs axes hormonaux.

Perturbateurs endocriniens et maladies chroniques

Selon l’OMS, les maladies chroniques sont des maladies qui évoluent lentement, sur plusieurs années, et qui sont actuellement responsables de plus de 60 % des décès. Concrètement, ce sont les maladies cardio-vasculaires, les cancers, les affections respiratoires chroniques comme l’asthme, le diabète, les maladies neuro-dégénératives… Tous les maux qui ont explosé lors du siècle dernier. On vit plus vieux, certes, mais pas en bonne santé.
Parmi les plans de lutte mis en place (mauvaise alimentation, sédentarité etc), le grand oublié est les perturbateurs endocriniens. Pourtant, nous y sommes de plus en plus exposés, quotidiennement, et de plus en plus de spécialistes s’alarment contre l’effet cocktail que toutes ces molécules avec lesquelles nous sommes en contact quotidiennement ont sur notre corps.

Quelques principaux PE

  • Le bisphénol A ! Je le cite en premier car tout le monde a entendu parler du BPA. Retiré maintenant des biberons et des tickets de caisses, méfiez vous principalement des contenants en plastique mais aussi des canettes pour la nourriture. En effet, le BPA migre de son contenant vers le contenu alimentaire, que l’on ingère par la suite. Le marquage de la présence de BPA n’est pas obligatoire, donc méfiez vous ! De plus, il est de plus en plus remplacé par d’autres molécules dans les plastiques dont les effets sur la santé n’ont pas été évalués.
  • Les parabens sont des agents de conservation que l’on retrouve principalement dans les cosmétiques. C’est un composé très allergisant. De plus en plus de produits cosmétiques les enlèvent de leur composition, en communiquant bien lourdement sur le fait que telle ou telle crème ne contient pas de parabens ! Ce qui est plutôt bien. Cependant, mon allergologue me disait l’an dernier que du coup, on note une recrudescence d’allergies aux molécules utilisées en remplacement. Attention, donc.
  • Les phtalates sont présents dans, attention, cosmétiques, peintures, vêtements, jouets en plastiques. Ce sont des plastifiants qui rendent les produits souples et flexibles, ou ils sont utilisés en tan qu’agent fixateur. Beaucoup de marques proposent des produits sans phtalates cependant !
  • Polybromés et Nonylphénols. Les premiers sont utilisés en tant que retardateurs de flammes, les seconds en tant qu’agents de dispersion, mouillants, détergents. Où les trouver ? Matelas, placo, boîtes plastiques contenant des composés électroniques (par exemple, vous voyez votre chargeur ? Voilà)… Le problème c’est qu’ils sont assez volatiles et toxiques. Heureusement quelques solutions vous sont proposées plus bas !
  • Les pesticides sont utilisés afin d’éliminer les pucerons, mauvaises herbes et autres nuisibles des cultures de fruits et légumes, du fait de leur toxicité. Pas besoin d’insister sur le fait qu’on ne veuille pas de ces molécules dans notre corps ! Ah, si, juste une anecdote : quel est le point commun entre l’agent orange utilisé pour décimer des forêts entières par les USA pendant la guerre du Vietnam et le plus connu des pesticides utilisé de nos jours? Oui, c’est la même compagnie qui en est à l’origine. Il a bien fallu continuer à faire tourner les usines pour ne pas perdre de sous une fois la guerre terminée !
  • Les ondes. Téléphone, WIFI, micro-ondes, nous n’avons jamais été autant exposées aux ondes que ces dernières années. Leurs effets sur le cerveau et la reproduction notamment commence à être étudié depuis plusieurs années, avec des recommendations de prudence concernant leur utilisation.

Réduire votre exposition aux perturbateurs endocriniens en huit gestes simples :

  • Evitez les contenants en plastique (bouteilles d’eau, tupperware) et préférez les en verre ou inox. Si vous avez des tupperwares en plastique ou des plats préparéé, alors surtout, transvasez leur contenu dans une assiette avant de les passer au micro-ondes. Plastique + micro-ondes = à éviter le plus possible !
  • Lavez absolument vos vêtements neufs avant de les porter. Pas seulement à cause des personnes qui les ont touchés en magasin, mais aussi afin d’éliminer la surcharge en molécules chimiques utilisées dans les produits de teinture.
  • Aérez ! Aérez après avoir fait le ménage, mais aussi dix minutes avant d’aller vous coucher afin d’éliminer les polluants de l’air qui auront été libérés pendant la journée par les matelas, placo etc…
  • Réduire votre consommation de viande ou vous tourner vers du bio : en effet la viande contient entre autres des résidus des hormones qu’auront reçues les bêtes durant leur courte et pauvre existence ;
  • En général, essayez de manger bio ! Si vous trouvez cela trop cher ou difficile, achetez vos fruits et légumes au marché des producteurs locaux : ce seront des légumes et fruits de saison, donc sans excès de pesticides, et de plus souvent cultivés en agriculture raisonnée. En dernier recours, achetez au supermarché des légumes de saison et de provenance proche pour limiter l’utilisation de pesticides.
  • Et si vous fabriquiez vos produits ménagers ? Cela permet de réduire considérablement l’exposition à des agents chimiques à chaque session de ménage. Quelques recettes simples sont à venir dans un prochain article !
  • Coupez votre WIFI et mettez votre téléphone en mode avion la nuit, et ne gardez pas ce dernier dans votre poche toute la journée !
  • Il existe également des marques de cosmétiques, produits d’entretiens et autres qui n’utilisent pas de parabens, phtalates, etc…

 

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L’association Générations Cobayes

Pour plus d’informations sur les marques sans PE, sur les PE ou les gestes qui préviennent, je vous invite à vous rendre sur le site de l’association Générations Cobayes. Vous pourrez même commander leur super box spéciale Saint-Valentin, pour se faire du bien sans se faire de mal ! Cette association a pour but premier l’information et la prévention des risques liés aux perturbateurs endocriniens, afin que chacun fasse des choix éclairés pour sa santé si il en a envie. J’y suis bénévole depuis quelques mois, et j’aime beaucoup son esprit ! Dans toute la France sont organisées des conférences, des soirées d’information, des stands sont présents sur divers évènements ou festivals, on organise des ateliers de cosmétiques maison et tous les mois vous pouvez venir et participer à nos apéros, qui ont lieu dans plusieurs villes de France et sont ouverts à tous ! Pour passer une bonne soirée, s’informer, le tout dans une ambiance légère et décontractée, passez nous voir !
Vous trouverez plus d’informations sur la page facebook de Générations Cobayes.

Avec quelques habitudes simples, il est possible de limiter l’impact des PE sur notre corps !

 

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2 commentaires sur « Santé et environnement : Lutter contre les pollutions quotidiennes »

  1. « Si vous trouvez cela trop cher ou difficile, achetez vos fruits et légumes au marché des producteurs locaux : ce seront des légumes et fruits de saison »

    Si le marché est spécial producteurs locaux, ok mais je précise à l’attention des lecteurs qu’un marché ne vend pas spécialement du local. Illustration : une copine m’a dit un jour « Hey, j’avais envie de manger local alors je suis allé au marché, tu devrais essayer. J’ai pris des courgettes et des aubergines ! » En plein mois de février à Chambéry, autant dire que j’ai fait la grimace parce que des courgettes et aubergines locales en cette saison, c’était tout bonnement impossible. Je lui ai fait part de mon gros doute et en effet, en retournant voir le même vendeur la semaine d’après, elle a vu que sur la petite étiquette qui présentait le prix sur le stand, il y avait écrit Espagne sur la ligne « Origine ».

    Il faut bien faire attention, sur le marché, le vendeur n’est pas forcément producteur¨, voire ne le connait pas du tout, le vendeur peut se contenter d’acheter à un gros fournisseur qui fournit aussi d’autres vendeurs. Il n’y a qu’à voir les émissions qui font des reportages sur les produits régionaux ou typés régionaux : la charcuterie corse (qui est censée être corse mais ne l’est pas toujours) ou les herbes de Provence (qui elle, n’est pas censé venir de quelque part, l’appellation n’est pas protégée). Bah quand les journalistes demandent d’où ça vient, les vendeurs des marchés, au mieux, ne savent pas, au pire mentent en disant « Oui, oui, c’est local » et finalement, quand tu vois l’étiquette, tu vois que c’est pas du tout du coin…

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    1. Oui j’aurais dû préciser; dans ma ville, je vais au marché qui a lieu une fois par semaine et est tenu par les producteurs du coin. On peut iscuter avec eux, ils nous répondent sans problème sur ce qu’ils ont comme fruits et légumes, où il sont basés dans la région, comment ils cultivent… et dans ce cas les fruits et légumes de saison sont peu chers par rapport à ce que j’ai pu trouver ailleurs (en magasin bio notamment, où pour un panier de même prix, j’ai deux fois moins de légumes, et des fruits et légumes qui peuvent venir de loin donc avec un gros impact dû au transport !).
      Il y a aussi des producteurs vendant fromages, viandes et charcuterie mais je ne peux pas vous répondre sur ce point vu que je n’en achète jamais !

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